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Fuir ou « aller vers » ?

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Quand on démarre un accompagnement avec moi, je pose toujours le cadre, c’est la base du coaching. On ne sait pas toujours où on veut aller dès le départ – il se peut qu’une séance suffise – mais il se peut aussi, souvent d’ailleurs, que la demande initiale, en apparence simple, cache un besoin qui ne l’est pas forcément. Tout l’art d’un coaching bien conduit réside dans le fait de pouvoir distinguer les « gaps » éventuels, les décalages, entre une demande du conscient, du mental, et un besoin qui n’est pas toujours aligné avec elle… Un besoin inconscient qu’on a tout intérêt à faire émerger pour ne pas faire des choix qui seraient d’emblée caduques.

 

Aujourd’hui, C. m’a partagé son grand désir de partir travailler à l’étranger, me disant que la vie est toujours plus douce là-bas, les relations plus simples. Elle s’étiole depuis qu’elle est rentrée d’un précédent long voyage.

Nous avons réalisé que ce qui pouvait être arrangeant dans ce désir de partir, était peut-être de ne pas créer de relations au long court. Parce qu’ici, « tout est toujours compliqué, je me mets vite en colère et mes relations me pèsent ». Quelle meilleure option que de s’inscrire dans le provisoire, pour ne pas aller regarder ce qui met en colère ?

C’est là que l’hypnose permet d’accéder aux désirs inconscients. Quand on est en état modifié de conscience, qu’on rentre à l’intérieur de soi, on peut se détacher des émotions, des peurs, et aller investiguer ce qu’on désire réellement. Ici, C. a tendance à s’identifier à ses émotions qui risquent de conditionner son identité… Or elles n’en sont qu’un tout petit morceau, une facette de qui elle est en totalité.

C. est une jeune femme éprise de liberté qui a peur des entraves et pour qui, rester équivaut à mourir. Pour qui créer du lien induit de l’attachement. La colère qu’elle éprouve, c’est la sienne, face à sa dépendance à autrui. En en prenant conscience, elle peut alors accéder à ses vrais désirs, ceux de sa grande version d’elle-même : celle qui veut s’inscrire dans un beau projet qui nécessite qu’elle en construise des fondations solides. Elle se rend compte qu’elle veut rester pour étudier, et partir ensuite, mieux équipée pour être encore plus libre. Libre de sa peur de l’attachement.

Si elle partait aujourd’hui, elle obéirait à ses peurs. Elle fuirait. Si elle restait, elle irait vers plus d’émancipation, et ses voyages ultérieurs n’en seraient que plus riches : créer des relations où un vrai lien peut perdurer, au-delà de l’absence et sans peur de la perte.

 

Dans la vie, on fait toujours deux types de choix : on fuit (le négatif), ou on « va vers » (le positif). Vers quoi avez-vous envie d’aller ?

 

A bientôt,

 

Ici ou ailleurs :)

Ne rêvez plus, vivez vos rêves…
et devenez qui vous êtes